Salle Le Cratère
Place Jean Moulin
78730 Saint-Arnoult en Yvelines

Tarif : 29 €
BILLETTERIE

Aussi disponible en
billlet COMBO avec Nubya Garcia

Coup de cœur du programmateur

The PUPPINI SISTERS, ou comment donner aux gens la nostalgie d’une époque qu’ils n’ont pas connue.
Tout est basé sur le swing, celui qui a construit la légende du jazz vocal.
Des voix parfaitement en place, des harmonies délicieuses, de l’humour évidemment, un répertoire chaotique où les Andrews sisters (of course) croisent Kate Bush et Gloria Gaynor, c’est sexy, parfois rhum and coca-cola, surtout pimenté et tourbillonnant, rétro et moderne, mais avant tout jubilatoire.
Inclassable !

PuppiniSistersTHE PUPPINI SISTERS

C'est en septembre 2004 que Marcella Puppini, Emma Smith et Kate Mullins, trois anciennes étudiantes du Trinity College of Music, ont fondé les Puppini Sisters. Habillées dans un style glamour inspiré des années 40, les Puppini Sisters ont élaboré des versions décalées de classiques tels que « The Boogie Woogie Bugle Boy », « Panic » des Smith (« leur version relève du pur génie » - New Woman Magazine) ou « Wuthering Heights » de Kate Bush, déplaçant d'abord des foules d'admirateurs dans les clubs les plus cool, avant de leur assurer la signature d'un accord important avec Universal Classics & Jazz.

Quand on aime passionnément les chansons... telles qu'on les écrivait quand le jazz et la pop se confondaient, quand on n'imagine pas monter sur scène sans de splendides robes aux formes radieusement vintage, on ne peut rester loin de Hollywood.

Plongez au coeur du grand cinéma des années 40, 50, 60 en onze chansons. Ou plutôt dix reprises et Hollywood, composition collective des Puppini Sisters dans laquelle elles disent tout leur amour pour cet espace-temps enchanté de la grande chanson hollywoodienne.

Toute l’histoire de Puppini Sisters a débuté lorsque la Bolognaise Marcella, ex-danseuse dans un club lesbien et strip-teaseuse d’un soir à Croydon (« Je n’étais pas très bonne ! »), est allée voir le film d’animation français Les Triplettes de Belleville, où figure un groupe d’harmonie vocale des années 40. « Je n’arrêtais pas de penser ‘Je pourrais faire ça, moi aussi !’ », dit-elle. Elle avait en effet déjà fait du théâtre burlesque en tant que chanteuse solo aux côtés d’artistes de strip-tease. Pour monter le numéro, elle a immédiatement pensé à Kate Mullins, de Leicester, qui avait étudié avec elle au Trinity College of Music. Kate a non seulement trouvé l’idée formidable, mais elle connaissait une autre étudiante du Trinity, Steph O’Brien du Nord de Londres, qui pouvait faire un extraordinaire troisième membre. Et pour ne rien gâcher, celle-ci avait les cheveux roux, comme pour compléter Kate la blonde et Marcella la brune. Mais ce détail n’était que la cerise sur le gâteau.

Il a alors fallu se mettre au boulot. Musiciennes accomplies pouvant se targuer de jouer aussi bien du piano que du saxophone ou de la harpe, elles se sont mises à transcrire les chansons qu’elles voulaient utiliser, ou plutôt à « transposer » en harmonies serrées à trois voix des chansons comme « Panic » et des hymnes disco comme « I will Survive ». Après des heures et des heures de répétition, elles se sont vite retrouvées à jouer devant la grande dame de la mode britannique, Vivienne Westwood, dans le bar du Café Royal. Ce n’est qu’à ce moment-là, le public le plus tendance du pays à leurs pieds, qu’elles se sont vraiment rendu compte que leur spectacle arrivait à point nommé. À une époque où l’on regagnait de l’intérêt pour le burlesque, où les personnages comme Dita von Teese monopolisaient les unes des magasines et où le classement des ventes d’albums était apparemment ouvert à tous les styles – des ténors aux compositeurs-interprètes en passant par le jazz décalé – elles ont compris que leur heure de gloire avait sonné. « Nous envisageons cela comme de la pop, explique Marcella, mais le public jazz a apprécié et a trouvé ça vraiment bien ficelé. »

L’étape suivante a été la signature d’un contrat à la suite d’une visite d’une maison de disques à Trinity. « Je crois que tout le monde leur a fait forte impression », précise Kate en faisant référence aux étudiants en musique très doués qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes ce jour-là, « mais nous étions juste un peu différentes. » Vêtues de corsaires monochromes et de coquets foulards contrastants, les Puppini Sisters – qui ne sont, bien sûr, pas du tout sœurs – ont sidéré la maison de disques, alors même qu’elles ne ressemblaient à rien de ce qu’on avait pu voir ou entendre auparavant.

D’anciens managers de groupes extrêmement crédibles tels que Cocteau Twins, The Sundays et les Smashing Pumpkins sont venus s’ajouter à l’équipée (« Nous sommes vraiment emballées par l’idée de faire appel à quelqu’un qui s’est occupé de groupes cultes », ajoute Kate, même si, avec leurs 20 millions d’albums vendus, les Pumpkins sortent un peu de la catégorie culte). Après une série de concerts de haut niveau mis en scène par un gars qui semble tout droit sorti d’un roman de Graham Greene avec son chapeau mou et ses chaussures en deux tons, les Puppini Sisters étaient prêtes à enregistrer leur premier album, qui inclut (hourra !) « Wuthering Heights », « Panic », « Heart of Glass » et « I Will Survive » ainsi que des interprétations étonnamment contemporaines de morceaux que l’on aurait crus plus appropriés tels que « In the Mood » et « Mr Sandman ».

Et la magie a voulu que l’album soit produit par Benoît Charest, le compositeur oscarisé de la bande originale des Triplettes de Belleville, le film sans lequel les Puppini Sisters n’auraient pu voir le jour ! Il a écouté des démos de ce qu’elles faisaient et est manifestement tombé sous le charme. Il a apporté avec lui une légion d’instruments bizarres, des scies musicales aux célestas, ajoutant ici et là des battements de pieds, des solos sifflés et un clairon agonisant pour accompagner les sublimes cordes et un swing qui n’est pas sans rappeler Certains l’aiment chaud.

En fin de compte, le projet est le fruit d’une étrange alchimie entre les trois Puppini Sisters. Marcella, mariée et forte d’une expérience dans la haute couture et le théâtre burlesque, considère Tom Waits comme sa principale influence. Kate, 21 ans, est dotée d’un sens de l’à-propos comique tout à fait professionnel et raffole du heavy metal dans le genre de Marilyn Manson, tandis que la plus jeune des frangines, Steph, s’inspire des compositeurs-interprètes des années 70 et de chanteuses telles que Carole King et Karen Carpenter.



Line up :
Marcella Puppini : Vocals, Accordion
Kate Mullins : Vocals
Emma Smith : Vocals, Ukelele
Martin Kolarides : Guitar
Peter Ibbetson : Drums
Henrik Jensen : Bass
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