LogoClubSalle polyvalente
Rue du Bois des Gaules
78720 La Celle les Bordes

Entrée libre

Coup de cœur du programmateur

Une voix, une ambiance, les îles, la folk music qui oscille entre diverses influences qui apportent toutes une vague bleue sur les rides d'un lagon polynésien de rencontres. Cette envie du bout du monde traverse les océans pour vous cueillir de sa voix magique, Vaiteni nous emmène en voyage.

Présentation

VaiteaniQuelque part dans une vallée du Pacifique sud, nichée sous les fougères arborescentes et les bougainvilliers rubiconds, se cache une source magique. On raconte qu’elle serait descendue du ciel pour nous abreuver de son chant profond et nous prendre sous sa coupe, si d’aventure on s’approche pour la goûter. Vaiteani, c’est elle, la « source céleste » en polynésien. Luc, c’est lui, le jeune trouvère qui lui offre ses lumières. Il est venu de l’est pour boire à la rivière et depuis, il joue au creux de son lit pour la faire chanter. Luc et Vaiteani c’est l’hymen hybride de l’Alsace et de Tahiti. De la « Polynesian Folk » qui surgit à brûle-pourpoint, qui nous capture et nous caresse dans une sensualité toute nouvelle.

Ils se sont rencontrés quand ils étaient étudiants à Strasbourg. Vaiteani avait quitté son paradis tropical pour l’université en métropole. Elle sera professeur d’anglais pendant cinq ans. De son côté, Luc étudie la musicologie, joue de la guitare, du luth et sur une myriade d’instruments aussi exotiques qu’enchanteurs : balafon, kalimba, oud, épinettes des Vosges, il vagabonde sur ses ballades folk et médiévales. Il sera le clair, elle, l’obscur. Grande, noble, pudique, Vaiteani chante son monde intérieur sur les enluminures de Luc. Deux âmes-cœurs se sont unies et forment un seul et même prénom. A l’unisson, ils créent leurs ballades sur les pulsations du corps et de l’esprit. Avant Luc, Vaiteani se souvient bien de quelques leçons de piano de son enfance et d’avoir chanté, discrètement pour ses proches, les folk songs qu’elle composait l’air de rien, à la guitare. Mais la sagesse et la raison lui murmurent une autre petite musique : sa place est sur une estrade devant une classe de collégiens et non sur une scène devant un public. Quand elle rencontre Luc et qu’elle chante pour lui, l’évidence s’impose, il reste suspendu à cette voix. Elle libère un timbre riche, truffé de couleurs chaudes et de teintes sépia, de nuances rondes, graves, ambrées, fauves, vernis d’une douce patine. Une voix qui vient de loin, des racines de la soul américaine débarquée sur un velours d’orchidée, un chant puissant enrobée d’une chaleur bienveillante. Luc pressent que sa place est bel et bien sur scène devant un public, alors les inséparables vont commencer à égrainer, sans le savoir, les futures chansons de ce premier album.

En 2011, Luc et Vaiteani ont rejoint Tahiti. Elle est enseignante, il donne des cours de musique aux enfants. Un jour, il entend parler d’un concours intitulé « 9 semaines et un jour ». Un tremplin musical pour les jeunes talents d’outre-mer qui promettait aux gagnants de jouer sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle. Pari réussi, ils seront lauréats et feront leurs preuves devant 10 000 personnes, sous le regard protecteur de Laurent Voulzy, touché par la grâce de Vaiteani. Adoubés par l’ange gardien Voulzy, ils n’hésitent plus une seconde et se mettent à l’ouvrage. La Tahitienne fait l’école buissonnière pour se produire en concert dans tous les hôtels de l'île. Elle écrit tout le temps, à la guitare ou au piano, se livre sans détour, lâche prise, déploie le large éventail de ses émotions sur des mélodies nacrées et chante un autoportrait sensible qui nous ressemble. Lui, distille ses arrangements délicats ourlés de percussions nomades. Vaiteani raconte que Ben Harper lui a transpercé l’âme et que Beyonce parle à son corps. L’alchimiste touche à tout, puise son inspiration autant dans une chacone de Jodi Savall que dans les broderies miniatures de la kora de Toumani Diabiaté.

En 2015 ils signent avec le label « Un Plan Simple. »

Vaiteani est un album de treize chansons qui parle de l’attente insoutenable du coup de fil amoureux « Three Weeks », de la confiance qui vous lâche dans la prière mélancolique « Confidence », de la trahison « Blind ». Dans « Silver Ocean » on lévite, porté par la beauté de ces Iles du Vent si pacifiques, tandis que « Run Run » poursuit sa course infernale vers la résilience. Elle pose pour Gauguin dans « A Peni Mai » et met en garde sur le refuge illusoire de la fuite « A Reva ». Avec « O Vai » sur un funk minimal, oblique et existentielle Vaiteani s’interroge : « Qui suis-je pour te juger ? Moi qui suis si affreuse… » Seule au piano, la belle affronte la mort sur « I’m Ready ». Elle nous redonne le sourire avec sa reprise chaloupée de Belle-Ile-En-Mer, Marie-Galante de Laurent Voulzy et elle nous berce avec « Honu Iti E » (Petite tortue) en hommage à la grand mère tahitienne qui l’a accueilli chez elle, quand la jeune fille est arrivée en métropole. La tortue était son animal totem. Vaiteani est notre source miraculeuse.